Seviscourt

SEVISCOURT - Le Centre

SEVISCOURT – Le Centre – Collection Christian Giboux

Origine

Du latin: silvestris curtis= ferme dans la forêt.

Gentilé

Séviscourtois, séviscourais (Courîs=cochon de lait destiné à l’engraissement);

Description

N 826, ligne de bus 4 et 51 Libramont-Amberloup

Historique

Jadis, Séviscourt dépendait de la mairie de Bras et partageait donc son histoire, mais possédait cependant sa propre cour de justice. A la chute de l’Ancien Régime, il devint section de Bras. On signale du fer sur le territoire; un fourneau en 1616; un moulin accensé à perpétuité en 1669;  un projet de raffinerie de sel en 1766 par Dom Spirlet, abbé de Saint-Hubert qui a rêvé de tant de projets, à cause de la quantité de bonnes tourbes et de la qualité des eaux. L’on sait que sur le vaste plateau de Recogne qui englobe Séviscourt et Bras, il y eut des chercheurs d’or, de fer et de métaux divers tels que le plomb et le cuivre. Dans les années 1930, à l’endroit appelé « Villa des Renards » puis maintenant « Val de Paix », un élevage de renards argentés connut son heure de gloire par la grande mode des fourrures faites avec le pelage de ces animaux. Le climat de notre région, relativement rigoureux en hiver à cette époque, était propice à l’obtention d’animaux au pelage fourni et apprécié. Il existait aussi une briqueterie à Bernihet au début du 20e  siècle.

A voir

La ferme près de la chapelle a toute une histoire : on en parle déjà en 1571! Propriété du monastère en 1677, elle fut reconstruite en 1769 par des maçons tyroliens. Lors de l’Offensive des Ardennes, elle subit d’importants dégâts et fut rebâtie dans sa forme actuelle durant les années qui suivirent la dernière guerre. Sur le plan paroissial, le village semble avoir toujours dépendu de Bras. Le sanctuaire actuel, dédié à saint Martin, est de 1840 mais son aspect actuel date de 1969. Construit dans un cimetière emmuraillé, l’édifice est de style néoclassique mononef en moellons crépis sous toiture d’ardoises.

Warinsart. Situé entre Le Serpont et Bras, le domaine de Warinsart (394 hectares), fut nationalisé par les Français comme toutes les autres dépendances de l’abbaye de Saint-Hubert, Toutefois, les habitants de Bras avaient conservé, de l’Ancien Régime, le droit de pâturage dans les forêts domaniales et une bonne tourbière distribuée aux 130 affouagés. L’endroit était principalement planté de chênes et de hêtres. Après abattage, on défricha une partie des bois pour en faire une ferme datée de 1862. Il y avait certainement du minerai de fer dans la région,  on peut même en trouver certains dépôts çà et là. N’oublions pas non plus les tertres d’orpaillage situés en bordure du domaine, le long de la Lomme. De plus, tout le massif du Serpont, véritable château d’eau de la commune, alimente en partie plusieurs localités. Comment ne pas parler aussi de la « Barrière de Warinsart » ? Lorsque la route de Recogne fut modernisée, l’Etat voulut se faire indemniser de ses frais en  créant en 1837 une sorte de péage à Warinsart, supprimé en 1880.

Le château de Banalbois occupe une clairière dans la forêt proche d’Hatrival, mais est situé sur le territoire de Bras, dans la commune de Libramont-Chevigny. Le nom du domaine provient d’un lieu-dit, au milieu de la grande étendue forestière de Saint-Hubert, résultant du privilège de banalité du Moyen-Age. En 1975, la province de Luxembourg achète le château pour le confier à l’asbl « Centre d’Accueil de Banalbois » qui va réaménager les bâtiments pour l’hébergement de personnes en décrochage social.