Recogne

Origine

Dérivé du mot francique hrôk+suffixe collectif umnjo=lieu où il y a des corbeaux en abondance

Gentilé

Recognais, Recognards (Cornailles=corneilles)

Description

  • caractère rural mais commerces, zone industrielle, nombreuses extensions le long des routes d’accès; plateau de Recogne, bassin de la Vierre; altitude: de 452 à 494 m
  • carrefour N40 et N89, E411 sortie 25. Lignes de bus 45/2, 8 Libramont-Bertrix-Bouillon, 61, 162b
  • 2492 ha; 943 habitants

Historique

En 1222, on écrit Ruchengas; en 1330: Recogne. Sa situation sur la strée Sainte-Marie – Paliseul, a dû valoir à ce village une certaine prospérité. C’est à Recogne que se percevaient autrefois les droits d’entrée dans le ban de Chevigny. A la fin de l’Ancien régime, après la création de la grand’route Arlon-Namur (1762-1764), Recogne fut le siège du bureau de perception des droits d’importation et d’exportation. De ce bureau dépendaient les forges de Grandvoir et tout le ban de Chevigny. Ce dernier exportait les produits de l’élevage, la laine et aussi la potasse qui se fabriquait avec les résidus des coupes de bois. Il y a toujours eu l’une ou l’autre auberge à Recogne. Dans l’une d’elles, Napoléon III, prisonnier des Prussiens, fit halte le 03 septembre 1870 avant d’embarquer à Libramont dans un train pour l’exil en Allemagne. Il y avait aussi des commerçants et de bons propriétaires: c’était déjà un village cossu, caractéristique qu’il a conservée. Depuis l’installation d’un atelier de salaisons (1953), d’une laiterie (1967), de la firme « L’Oréal », d’une grande surface suivie depuis de bien d’autres commerces, le carrefour de Recogne s’impose de plus en plus comme le lieu  où il faut investir en Centre-Ardenne. De nombreux quartiers ont vu le jour depuis une trentaine d’années. Au point de vue religieux, Recogne fit, sous l’Ancien régime, partie de la paroisse de Saint-Pierre et actuellement de Neuvillers.

A voir

La première chapelle Saint-Raymond de Recogne fut  bâtie vers 1736 mais déjà auparavant les habitants avaient édifié un petit oratoire, couvert en paille, près du vieux chemin de Lamouline. Le sanctuaire néo-gothique en moellons de grès et de pierre calcaire fut édifié en 1902-1903.  La maison vicariale date de 1739.  Plusieurs fermes importantes dans la localité. Situés à la rue des Bacs sous la frondaison d’un chêne, les anciens abreuvoirs sont accolés à un mur. Précédée d’un plan d’eau, l’usine L’Oréal est un vaste ensemble de bâtiments d’un ou de deux niveaux. L’horizontalité est soulignée par d’importantes corniches plates.